L’agriculture paysanne est une agriculture durable, qui répond à des critères d’ordre social, économique et environnemental et qui vise le maintien de la qualité gustative et sanitaire des produits. L’agriculture paysanne est également attachée au principe de souveraineté alimentaire tel que soutenu par Via Campesina.
Aspects sociaux
- Valorisation du patrimoine humain (savoir-faire) ;
- Respect des conditions de travail décentes (horaires, sécurité...) ;
- Juste et équitable rémunération de la main-d’œuvre ;
- Développement de partenariats avec d’autres acteurs du monde rural (fromagers, acteurs culturels, gîtes ruraux...) ;
- Solidarité avec les paysans d’Europe et du monde.
Aspects environnementaux
- Respect de la nature, préservation de la vie du sol et des écosystèmes ;
- Valorisation des ressources abondantes et économie des ressources rares ;
- Renforcement de la diversité des variétés animales et végétales, de préférence indigènes ;
- Limitation de la consommation d’énergie (mécanisation, transport, chauffage, conservation, emballage…) ;
- Interdiction de l’emploi d’intrants agricoles chimiques (pesticides et engrais).
Aspects économiques
- Offrir des produits à des prix démocratique ;
- Limiter la dépendance vis-à-vis des institutions financières et des subsides publics ;
- Répartition de la production pour permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre, en favorisant les fermes à taille humaine ;
- Recherche de transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles ;
- Maximisation de l’autonomie dans le fonctionnement des fermes (production agricole en autonomie : recours à des engrais verts pour fertiliser les cultures, production locale de l’alimentation du bétail, etc.) ;
- Raisonner toujours à long terme et de manière globale.

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